lundi 25 juin 2012

Titine tant attendue !

Après bien des péripéties, nous voilà désormais les heureux locataires longue durée d'une honda fit !

Ca n'a pas été bien facile de l'avoir. 
En effet, au début il nous a été annoncé un délai d'une semaine, une semaine et demie pour la livraison. Cela nous semblait parfait, et cela me permettait (Anne-Laure) de continuer à aller en bus au travail tant que je ne faisais pas de remplacement de congés. Ainsi, même s'il y avait des grèves ou que le second bus ne passait pas ou que le premier avait 10min de retard et donc me faisait rater mes correspondances ou encore que des étudiants lachaient des fumigènes dans le métro, ce n'était pas trop grave que j'arrive avec 1h45 de retard cette semaine et demie là au travail, car je ne remplaçais personne. Je devais donc avoir ma voiture juste avant de faire mon premier remplacement et sécuriser mon travail.

Mais voilà, en fait c'était 5 semaines de livraison, au moins !

Bien sûr, la concession ne nous l'a pas dit lorsque j'ai fait les démarches pour les renseignements, ni même le jour où on a signé le contrat et où le conseiller de vente (débutant) a reconfirmé devant le directeur des ventes (confirmé) ce fameux délai d'une semaine et demie. Non non, cela nous a été annoncé comme ça, par téléphone, quand nous avons appelé pour avoir des nouvelles de la livraison !

Nous avons alors négocié 200 $ de rabais de sorte à payer un peu une voiture de location que j'étais bien obligée de prendre pour être sûre de pouvoir travailler... Nous avons dû garder cette voiture 2 semaines et cela nous a coûté presque le double de la remise...

Une fois ce premier problème avalé, et en ayant eu l'assurance que dès l'arrivée du véhicule il serait préparé et livré en 24h, nous avons pris notre mal en patience.
Arrive enfin le véhicule en concession au bout de 4 semaines et demie. On se dit que ça y'est tout est bon. Pensez-vous ! En ayant eu François plusieurs fois au téléphone et par mail entre le mercredi midi, arrivée du véhicule, et le vendredi après-midi, jour convenu pour la prise en main (oui, ça fait plus de 24h, on leur avait laissé de la marge), et bien, voyez-vous, ils ont trouvé le moyen d'oublier de faire le bon de préparation pour le technicien !
Résultat, le vendredi soir, alors que j'étais pognée dans le trafic (comprendre coincée dans les embouteillages) avec la voiture de location, François m'appelle pour me dire que je peux commencer à m'énerver car la voiture n'est pas prête. Je me suis empressée de répondre qu'ils avaient encore du temps vu les bouchons. Et là, surprise : "non tu ne comprends pas, elle ne sera pas prête ce soir, elle ne le sera que lundi puisqu'ils sont fermés le week-end".

C'est donc furieuse que j'arrive à la concession où on m'accueille en disant "c'est la faute de monsieur G, il est dans ses cartons et il a oublié". Mauvais point M. le directeur des ventes : quand on manage, on assume les fautes de ses subalternes et on essaie pas de refiler la patate chaude, j'ai horreur de ça ! Et puis on présente ses excuses. Je demande alors un rabais supplémentaire. Et là, argument choc du directeur des ventes : "je ne fais pas assez de profit sur ce véhicule, je ne peux pas vous faire de rabais supplémentaire. Et puis la fit est très demandée et il y a eu le tsunami au Japon". Alors là, niveau argument de vente, je n'ai jamais entendu plus pourri !

Au final, ils nous ont "gracieusement prêté" un véhicule pour le week-end (il n'aurait plus manqué qu'on rentre à pied à la maison).

Finalement le lundi soir, après nous être énervés avec la conseillère après vente qui n'était pas fichue d'expliquer ce qu'il y avait dans les clauses du contrat (et nous on ne signe pas quelque chose qu'on ne comprend pas), nous avons fini par mettre les choses au clair et prendre possession du véhicule à 21h (on était arrivé à 19h)...

Nous avions hâte de rentrer et de fuir cette concession ! Nous regrettons un peu d'être en leasing, car cela veut dire avoir encore à faire avec eux par la suite. En tout cas, je parle beaucoup d'eux autour de moi en les déconseillant fortement et lorsque Honda Canada m'a appellée pour un sondage, je les ai démollis (la concession, pas Honda) !

Donc pour info, pour toute personne désirant faire affaire avec Honda, je déconseille FORTEMENT la concession Honda Spinelli au 220 Boulevard Montréal Toronto, à Lachine. Ce sont des gens particulièrement désagréables, qui n'assument absolument pas leur responsabilité, qui ne connaissent pas leurs produits et encore moins les délais et la manière de traiter un client. Je tiens à faire une précision : la personne de l'accueil est très bien et le vendeur qu'on a eu, en dehors de faire une erreur de débutant sur le délai, a été très bien aussi. J'adresse mes reproches au directeur des ventes qui devrait sérieusement penser à reprendre des cours de commerce et aux 2 personnes du services après-vente, la vieille chouette qui nous prenait pour des c*ns (désolée mais je ne peux pas dire moins vu son attitude) lors de la signature du contrat et monsieur G. qui s'est apparemment laissé submergé par un déménagement au point de ne plus savoir faire son boulot.

Malheureusement, les aventures de Titine au Canada ne s'arrête pas là... Cela ne faisait même pas 24h que nous l'avions que nous avons eu un accident ! Rien de grave pour nous ni pour Titine, mais accident tout de même... Nous étions justement en train de parler des assurances dans la voiture, en nous rendant au restaurant, quand la voiture devant moi à piler dans les embouteillages. J'ai pu freiner et ne pas la toucher mais la voiture derrière moi n'a pas pu en faire autant. Résultat, nous avons un pare-choc à changer demain. Nous n'avons pas eu de soucis physiques, un peu choqué cependant. La demoiselle derrière nous aura plus de choses à faire réparer par contre... Titine encaisse bien !

Enfin, je vous laisse admirer la bête ! En espérant que le reste de sa vie sera plus paisible.




dimanche 17 juin 2012

Bonne fête aux papas !

Pour la fête des pères, c'est le même jour au Canada et en France.
Bonne fête à tous les papas, on vous fait de gros bisous !

samedi 16 juin 2012

La famille s'agrandit

Samedi dernier, nous sommes allés à la SPCA (Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux) pour trouver un petit frère ou une petite soeur à Ikki. Après avoir fait le tour des cages, notre choix s'est porté sur Bradley, 3 mois. Nous avons fait connaissance tout en discutant avec une des employées. Elle nous a expliqué qu'il avait été trouvé, avec son frère, dans une contre-allée. Ils ne pouvaient donc pas nous dire comment s'était passée son enfance.

Les premiers contacts se passant bien, nous avons décidé de le ramener à la maison. Nous avons signé les papiers, une puce électronique lui a été injectée sous la peau, et rendez-vous a été pris pour la stérilisation. Une fois les croquettes achetées, direction la maison pour rencontrer sa grande soeur !

On ne peut pas dire pour l'instant qu'ils s'entendent très bien : Helio (c'est son nouveau nom) veut jouer, chasse sa soeur en lui fonçant dessus ; Ikki crache et grogne sur son petit frère, a peur de lui et rase les murs pour l'éviter. Cela s'améliore petit à petit, mais ce n'est pas encore ça !

Nos nuits sont un peu plus courtes, car quand il est réveillé, il faut que tout le monde se lève, et il sait nous le faire comprendre ! D'abord en ronronnant juste à côté de nos têtes, ou en nous marchant dessus. Et si ça ne marche pas, il passe aux jeux : en se jetant sur nous dès qu'on fait un mouvement, en mordillant les cheveux de maman ou les doigts de papa, en attaquant les pieds. Bref, le petit chat est très calin et très joueur !

Pour finir, voila quelques photos du petit monstre.



Papa Julien, Hannibal nous plaisait mais c'était un peu trop long comme nom.

lundi 21 mai 2012

Ames sensibles, s'abstenir !!

Attention, tous les liens dans cette page envoient à des photos ou des articles concernant les scorpions, les serpents ou les araignées.

Lors du Bioblitz au parc Angrignon, j'ai (Anne-Laure) eu la chance de lutter un peu contre ma phobie des scorpions.

En effet, parmi les stands installés, il y en avait un, un peu particulier, sur lequel on pouvait retrouver une mygale rose du Chili, une couleuvre rayée du Québec (au joli nom de Brioche) et ... un grand scorpion noir de Thaïlande !!

Pour ceux qui me connaissent un peu, vous savez que pour les araignées et les serpents, il n'y a pas de soucis, au contraire j'aime bien. Par contre pour les scorpions, c'est larmes, tétanie ou cris, selon... Même un tout petit scorpion, ça a dû mal à passer (merci le gros vilain scorpion à Djibouti qui m'avait fait si peur petite !!).

Et bien en voyant qu'il y en avait un, je me suis dit que c'était l'occasion d'affronter un peu ma peur dans un environnement sécurisé.

Ce qu'il faut savoir sur les scorpions, c'est que plus les pinces sont grosses, moins le venin est dangeureux (choc allergique en moins bien sûr, mais ça, personne ne peut savoir). Cela vient tout simplement de l'évolution et de comment le scorpion s'est adapté à son environnement : utilise-t-il plus ses pinces, et donc son venin n'est pas utile ou est-il au contraire un gros fainéant vilain qui utilise lachement son dard (ça se voit que je n'aime pas trop ceux-là ? :D) ?

En l'occurrence, le scorpion noir que j'ai pu prendre dans les mains n'est pas censé tuer des être humains.
Donc après m'être assurée que je ne risquais pas de mourir, et après quelques larmes, j'ai sauté le pas !

Vous trouverez les photos de ces 3 animaux sur mes mains et bras dans le lien suivant. Ames sensibles, s'abstenir de cliquer !

mercredi 16 mai 2012

Bioblitz au parc Angrignon

Dans le cadre des "24 heures de science", de nombreuses activités avaient lieu à travers le Québec. Nous avions choisi le parc Angrignon qui n'est pas très loin de chez nous et dans lequel un bioblitz était organisé. Les activités avaient pour but non seulement de faire découvrir le parc aux participants, mais aussi de contribuer à l'étude du parc : recensement des espèces végétales et animales, rencontre avec les associations de protection et les groupes de recherche.

Le premier rendez-vous était fixé au vendredi soir à 20h. Objectif : connaître la vie nocturne du parc. Deux des organisateurs, venus du parc du Mont-Royal, avaient tout d'abord posé des pièges à micro-mammifères. Ce sont des boîtes en acier contenant un bout de pomme et du beurre de cacahuètes pour attirer les petits mammifères : souris, campagnols, musaraignes, ... qui se referment quand l'animal approche la nourriture. Le piège contient aussi des boules de ouate pour que l'animal puisse se faire une sorte de nid en attendant que l'on aille relever le piège. Pour la sécurité des animaux, les pièges doivent être relevés dans les 8 heures suivant la pose.
Une dizaine de pièges avaient été posés, la moitié au milieu d'arbustes dans un endroit dégagé, à l'écart de l'étang. Malheureusement, aucun mammifère n'avait été piégé. Certains pièges avaient été déclenchés, probablement par des ratons laveurs qui sont capables de glisser la patte dans le piège pour récupérer la nourriture. Les autres pièges étaient posés dans un milieu forestier plus dense, mais au bord de l'étang. Et à notre grand bonheur, une souris sylvestre avait été capturée !

Souris sylvestre
Cette petite souris est brune sur le dos, et toute blanche sur le ventre. Elle a naturellement été relachée après que tout le monde a pu l'observer.
Nous avons continué notre chemin le long de l'étang jusqu'à une petite clairière, où nous avons eu la chance de voir deux chauve-souris, qui sont assez communes dans tous les parcs montréalais.
Une des organisatrices avait amené un magnétophone sur lequel elle avait enregistré les hululements de différentes espèces de hiboux et chouettes. Elle a diffusé les sons, mais malgré notre silence nous n'avons entendu aucune réponse. Elle nous a aussi appris à imiter le hululement avec nos mains, mais nous n'avons pas eu plus de réponse. Nous y retournerons d'autres soirs, en espérant avoir plus de succès.
Enfin, dernière activité de la soirée, l'observation des insectes. Deux lampes de 250 et 400 Watts avaient été installés devant des draps blancs pour attirer les insectes. Ce n'était certainement pas notre activité favorite, mais c'était malgré tout intéressant de voir qu'il y avait de très nombreuses espèces différentes.
Suite à cela, retour au point de départ, et le rendez-vous était fixé pour le lendemain matin 8h pour l'observation des oiseaux.

Samedi matin, 7h50. Nous sortons du métro pour rejoindre le point de départ. A peine dehors, nous entendons un son que nous ne connaissions pas. Nous levons la tête, et apercevons ce très bel oiseau. Il s'agit d'un cardinal rouge, il y a la photo pour regarder et la vidéo pour écouter.

Cardinal rouge


Quelques mètres plus loin, nous apercevons l'oiseau vedette du parc Angrignon. Enfin ! On le cherchait régulièrement, mais nous ne l'avions jamais vu. Il s'agit de l'oriole de Baltimore, reconnaissable à son ventre orangé et son chant flûté.

Oriole de Baltimore
Le même pendant l'envol

Il n'est pas encore 8h, et nous avons déjà vu deux nouveaux oiseaux. On se dit qu'au moins, nous ne sommes pas venus pour rien. Et ce n'est pas fini ! Car nous voyons arriver au loin un grand héron (héron héron, petit, pas tapon). Les hérons nichent en colonie à quelques kilomètres au sud-ouest, sur l'île aux hérons qui est une zone protégée. Mais ils voyagent souvent pendant la journée pour chercher de la nourriture, avant de rentrer à la maison le soir. Celui-ci va amerrir sur un des étangs. Malheureusement pas de photo, il était trop loin.
Nous arrivons enfin au lieu de rendez-vous, où nous retrouvons certains organisateurs de la veille qui nous fournissent des jumelles pour que nous puissions mieux voir, et c'est parti ! Les animateurs nous invitent à écouter tout ce qui se passe autour de nous, car l'observation se fait souvent d'abord avec l'oreille avant de se faire avec les yeux.
Le 1er arrêt se fait au bord du plus grand des étangs du parc. Nous y observons plusieurs carouges, espèce que nous connaissons bien. Et nous apprenons que ce que nous prenions pour un étourneau est en fait la femelle du carouge. Elle ne lui ressemble pas beaucoup, comme vous pouvez le voir.

Madame carouge...

... et monsieur carouge

Entre les yeux et les oreilles, nous ne savons pas trop où donner de la tête. Sur le grand étang, un grèbe se promène tandis que dans les arbres, un tyran huppé donne de la voix.

Grèbe (à bec bigarré ?)
Tyran huppé

Nous continuons dans la série canards au fur et à mesure que nous longeons l'étang. Successivement, monsieur et madame colvert, puis monsieur et madame canard d'Amérique.

Monsieur canard d'Amérique
Madame canard d'Amérique
Monsieur colvert
 
Dans la série palmipèdes, il y a aussi la bernache du Canada (aussi appelée outarde au Canada).

Couple de bernaches du Canada

Faisant bronzette sur son rondin au bord de l'eau, nous croisons une tortue peinte.

Tortue peinte


Sortons un peu de l'eau et retournons dans les arbres. Il y a énormément d'oiseaux dans le parc, et les jumelles sont rarement loin des yeux. Il est parfois très difficile de les reconnaître, d'abord parce que certains sont très loins et donc pas très gros même avec les jumelles, ensuite parce que si on entend beaucoup de bruits différents, beaucoup d'oiseaux sont cachés parmi les feuilles des arbres, et enfin parce qu'il est parfois très subtil de les différencier. Entre le corbeau et la corneille, pas toujours facile de savoir ce qu'on est en train de regarder... ici par exemple, c'est une corneille !

Corneille d'Amérique

Ici non plus elles ne font pas le printemps. Vous l'aurez compris, ce sont les hirondelles. Bicolores pour être précis : bleu métallique sur le dos, et blanc sur le ventre.

Hirondelles bicolores

Pour en terminer avec les oiseaux, tous ceux trop difficiles à distinguer que nous n'avons pas réussi à prendre en photo : paruline du Tennessee, paruline jaune, paruline à joues grises, paruline obscure (je cite l'organisateur : "les parulines, c'est pas pour les débutants"), quiscale bronzé, bruant à gorge blanche, vacher à tête brune femelle, moqueur chat.

Enfin, pour changer un peu, quelques photos de la flore du parc Angrignon : les trilles blanc et rouge qui recouvrent le sol au printemps, l'herbe à ail (alliaire officinale) qui a une odeur d'ail quand on écrase ses feuilles.

Herbe à ail
Trille blanc

Trille rouge
24 heures de sciences bien remplies pour nous, on s'arrête là pour aujourd'hui. Mais nous espérons avoir d'autres espèces à vous présenter lorsque nous retournerons dans les différents parcs du Québec.